07.02.2011

Voeux-tu?

Chers sujets (Oups, me suis pris pour le roi) lecteurs et néanmoins lectrices,

Comment ne pas vous féliciter d’oser braver (trois infinitif à la suite !!!) les toiles d’araignées qui entravent l’accès de cet ex lieu de passage. Courage, charité ou curiosité… Je vous plaisante, vous êtes adorables. Ah chère Tuca, que ton coup de torchon sur mes vieilles poussières est salvateur. Et le tout sans faire de bruit, ce qui est rare chez toi… Ahhhhhhh Ctou, cette wassingue dans ma carlingue !... Je vous bise tous les deux et vous souhaite une excellente année ainsi qu’à Nancy, Méline, Patricia  etcetera …

Une excellente année !! Comme on y va ! C’est bien histoire de respecter la tradition et teinter de rose (à moins que ce ne soit du vert) un monde obscurci par la bêtise, la corruption et l’individualisme.

Evidemment, on peut se voiler les yeux, se boucher les oreilles et s’obstruer les narines. Alors, effectivement, dans le semblant, on fait comme si on s’éclatait. Et après nous le déluge.

Sorry (Oui, je suis bi langue), je n’y arrive pas, ou par intermittence (intermittent d’un spectacle désolant), avec force artifices…

Bon, malgré tout, j’me soigne et ça va mieux. Mais pour me soulager un peu plus, il me faudrait écrire quelques lettres vérités à un tas de monde.

D’abord à notre royauté et ses seigneurs, si loin de la réalité de leur peuple. Ou plutôt si près de la leur qui consiste à se gaver.

!!!Bon, trois jours que j’ai commencé ces lignes et, à ce rythme, si je ne fais pas bref, vous recevrez mes vœux pour le 14 juillet. Donc, j’en fins (et je développerai plus tard) avec, dans le désordre, ces courriers à faire :

-au maire de mon village, incapable de s’adresser directement à moi pour régler un problème qui n’en est pas un ou, si ça c’est un problème, je vais lui en énumérer une liste impressionnante de même ordre et il n’a pas fini d’écrire.

-aux représentants de ma direction. Bien que cela ait déjà été fait, j’ai quelques précisions à apporter.

-à ceux qui veulent prendre la place du roi. En particulier, les favoris qui n’en finissent pas de faire individuellement des déclarations contradictoires et dont l’objectif et clairement, indéniablement et uniquement la prise de pouvoir. Comment, ces gens, énarques pour la quasi-totalité, pourraient comprendre ce qui se passe chez les gens ordinaires et ce qu’il est possible, ce qui doit être fait pour que chacun puisse vivre décemment ?…

-à ceux qui gouvernent le monde avec pour seules valeurs, des valeurs comptables (Tiens, on en revient à la direction citée plus haut – comme quoi tout se tient – enfin disons que tous nous tiennent…)

-à ceux qui ne s’étaient pas aperçus que la Tunisie était une dictature et s’étonnaient même que l’on puisse le penser !!! De qui se moque-t-on ? Bon, mais là, on retrouve un paquet de ceux cités plus haut (quand je vous dis que tout se tient…) et ils n’ont pas finit d’être surpris… Ils paraîtraient que, même quand on le sait, il ne faut pas le dire, à cause des échanges commerciaux !!! Ah ! Bon ! Y’aurait pas moyen de se liguer (je veux dire les « démocraties », ou prétendues telles) afin de cesser de n’alimenter en fait que ceux qui sont au pouvoir de ces régimes (remarquez, par retour, ça alimente aussi les actionnaires). A moins qu’au-delà de la dictature politique, il n’y ait une dictature plus importante et plus difficile à combattre (surtout quand on en profite) : celle de l’argent.

Dernière nouvelle : Paraît que nous sommes grillés côté commerce avec la Tunisie nouvelle, compte tenu de notre position durant les mouvements ! Comme disait Coluche : « Je me marrrrrrrrrre ».

-Un tas d’autres courriers, aux footballeurs milliardaires, aux journalistes qui, pour la plupart, n’ont plus comme ambition que le scoop boueux, celui qui fait de l’audimat (mot désuet paraît-il, maintenant on buzz !! Tas de buses oui…). Moi qui aime le sport, je n’entends plus ou peu d’infos sur le sport mais sur les affaires ou prétendues telles. Le journaliste sportif ne cherche plus l’analyse, mais le truc crade, quitte à le provoquer...

Bon, C’est pas tout…. J’entends les caribous chanter !

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Harry Steed (Janvier-Février 2011-extrait de « Colères frénétiques au quotidien)

28.03.2010

Petites nouvelles

Chèr(e)s lecteurs(trices),

 

         Le temps passe et régulièrement je me dis que je vais vous donner des nouvelles qui à défaut d’être fraîches… Puis à chaque fois, la paresse (c’est le nom que je lui donne, mais ma psy avisée lui donnerait probablement un autre nom…) qui s’est emparée de moi depuis un certain nombre de mois, voir plus, domine mon envie. D’autant que je doute que ces nouvelles aient un intérêt quelconque.

         Ceci dit, les quelques mots récents laissés par de « vieux » lecteurs me poussent à surpasser cet état.

         Je n’écris plus. J’ai commencé par n’écrire que quelques phrases d’état d’âme sur mon carnet de colères frénétiques. Quelques phrases qui, à la relecture ne passaient pas le cap de mon approbation, même pour une diffusion restreinte. Plus de trace d’humour, ni même de cynisme, juste la froideur blanche d’un état lamentable. Puis je me suis contenté de « mots clefs », soit disant destinés à être fils conducteurs de textes d’importance !! Mots clefs que je ne relisais même pas tellement j’en connaissais l’inutilité. Ce qui m’a conduit à l’arrêt définitif de toute trace d’écriture, si ce n’est professionnelle ou bancaire…

         Hors cela, ou avant cela, je ne sais plus l’ordre des choses, j’ai à me battre contre l’apparition ou la réapparition de démons plus ou moins hostiles à l’équilibre que je m’efforce de maintenir depuis longtemps afin de garder un pied dans la communication (Un pied !! Communique-t-on avec un pied ?... Mais le mot ne retient peut-être pas mon attention par hasard…).  Et ça me demande pas mal d’énergie.

         Et, en attendant, j’ai redécouvert le plaisir de lire. Ma dernière découverte (j’ai mis le temps vu ce qu’il a déjà écrit), s’appelle Tom Sharpe qui écrit le quotidien sans concession

Harry Steed

02.11.2009

Démangeaisons internes (1er jet)

 

 

Elles sont parfois invisibles

Pour des yeux qui se ferment

Et ne vois qu’à travers leur propre vision.

Elles sont parfois inodores

Pour des narines qui se parfument

A l’égo de leurs certitudes.

 

Pourtant, elles sont au boulot,

Trafiquant les neurones de la raison

Pour les aiguiller sournoisement

Vers des voies paranoïaques.

 

Elles sont parfois inaudibles

Pour des pavillons imperméables

Aux tumultes intérieurs.

Elles sans souvent sans saveur

Pour des langues acerbes

Aseptisées de “miélitude”. (1)

 

Pourtant, elles sont au turbin

Perturbant le trafic des pensées qui,

Perdues dans un brouillard maléfique,

S’orientent sur des voix paranoïaques.

 

Elles sont parfois sans retour

Pour des mains gantées

Dans la rigidité d’une posture…

 

(1)   Me plaît pas cette ligne !...

 

Harry Steed (01/11/09, extrait de “Colères frénétiques au quotidien”)

01.10.2009

Parfaitement supjonctif.

 

 

Vous ne saviez pas

Que ces paroles sentences

Brouilleraient les pistes

D’un chemin de communication.

 

Je subjonctive…

 

C’était plus de temps

Que nous l’avions imaginé,

Et peut-être moins

Que cela aurait pu être.

 

Je subjonctive…

 

Imparfait dans mon costume de doutes,

Face aux affirmations sans appel

J’ai emprunté l’avenue de la déroute.

 

Vous marchiez d’un pas incertain

Sur des douleurs validées,

Alibi pour des paroles venin.

 

Plus qu’imparfait, je subjonctive…

 

Ne restent que des traces,

Témoignages déconcertants

D’une histoire qui trépasse

Dans l’intransigeance d’un instant.

 

Je subjonctive…

 

Je participe au passé,

Dans un présent douloureux,

Pas si simple à venir.

 

Je schizosubjonctive…

 

Harry Steed (30/09/09, extrait de “Colères frénétiques au quotidien”)

 

10.09.2009

La fleur de l'âge

Ne me dites pas qu'à peine éclose
La fleur de l'âge se flétrit
Je vis avec ce genre de rose
Au parfum tout juste fleuri

Le temps qu'il a mis à figer
Sur son regard quelques ridules
D'autres ont tenté de les cacher
En maquillage ridicule

Bien sûr la jeunesse suppose
Quelques atouts innocents
Qui font que le regard qu'on pose
Sur elle semble vite indécent

La facilité qu'une jupe
A de se lever me ravit
Mais voilà je ne suis pas dupe
De ces fausses facéties

Ne cherche pas à vouloir
Arrêter le temps
J'aime la beauté dont il te pare
Et dont je suis l'amant
Ne cherche pas à vouloir
Arrêter le temps
J'aime la beauté dont il te pare

Les filles de papier glacé
A peine au sortir de l'enfance
Viennent tout juste éveiller
Le plus sensible de mes sens

Elles ont pourtant la fraude habile
Dans leur refus d'être des mômes
Et trompent les yeux les plus subtils
De leur sensualité fantôme

Mais être une femme suppose
Bien d'autres arguments
Que ceux que ces filles exposent
Inexorablement

Si ton corps galbe cette jupe
C'est mon regard que tu ravis
Mon âme que tu préoccupes
Et mon corps qui crie merci

Ne cherche pas à vouloir
Arrêter le temps
J'aime la beauté dont il te pare
Et dont je suis l'amant
Ne cherche pas à vouloir
Arrêter le temps
J'aime la beauté dont il te pare

Si ton corps galbe cette jupe
C'est mon regard que tu ravis
Mon âme que tu préoccupes
Et mon corps qui crie merci

Ne cherche pas à vouloir
Arrêter le temps
J'aime la beauté dont il te pare
Et dont je suis l'amant
Ne cherche pas à vouloir
Arrêter le temps
J'aime la beauté dont il te pare

 

Yves Jamait http://www.jamait.fr/