02.11.2009

Démangeaisons internes (1er jet)

 

 

Elles sont parfois invisibles

Pour des yeux qui se ferment

Et ne vois qu’à travers leur propre vision.

Elles sont parfois inodores

Pour des narines qui se parfument

A l’égo de leurs certitudes.

 

Pourtant, elles sont au boulot,

Trafiquant les neurones de la raison

Pour les aiguiller sournoisement

Vers des voies paranoïaques.

 

Elles sont parfois inaudibles

Pour des pavillons imperméables

Aux tumultes intérieurs.

Elles sans souvent sans saveur

Pour des langues acerbes

Aseptisées de “miélitude”. (1)

 

Pourtant, elles sont au turbin

Perturbant le trafic des pensées qui,

Perdues dans un brouillard maléfique,

S’orientent sur des voix paranoïaques.

 

Elles sont parfois sans retour

Pour des mains gantées

Dans la rigidité d’une posture…

 

(1)   Me plaît pas cette ligne !...

 

Harry Steed (01/11/09, extrait de “Colères frénétiques au quotidien”)

01.10.2009

Parfaitement supjonctif.

 

 

Vous ne saviez pas

Que ces paroles sentences

Brouilleraient les pistes

D’un chemin de communication.

 

Je subjonctive…

 

C’était plus de temps

Que nous l’avions imaginé,

Et peut-être moins

Que cela aurait pu être.

 

Je subjonctive…

 

Imparfait dans mon costume de doutes,

Face aux affirmations sans appel

J’ai emprunté l’avenue de la déroute.

 

Vous marchiez d’un pas incertain

Sur des douleurs validées,

Alibi pour des paroles venin.

 

Plus qu’imparfait, je subjonctive…

 

Ne restent que des traces,

Témoignages déconcertants

D’une histoire qui trépasse

Dans l’intransigeance d’un instant.

 

Je subjonctive…

 

Je participe au passé,

Dans un présent douloureux,

Pas si simple à venir.

 

Je schizosubjonctive…

 

Harry Steed (30/09/09, extrait de “Colères frénétiques au quotidien”)

 

10.09.2009

La fleur de l'âge

Ne me dites pas qu'à peine éclose
La fleur de l'âge se flétrit
Je vis avec ce genre de rose
Au parfum tout juste fleuri

Le temps qu'il a mis à figer
Sur son regard quelques ridules
D'autres ont tenté de les cacher
En maquillage ridicule

Bien sûr la jeunesse suppose
Quelques atouts innocents
Qui font que le regard qu'on pose
Sur elle semble vite indécent

La facilité qu'une jupe
A de se lever me ravit
Mais voilà je ne suis pas dupe
De ces fausses facéties

Ne cherche pas à vouloir
Arrêter le temps
J'aime la beauté dont il te pare
Et dont je suis l'amant
Ne cherche pas à vouloir
Arrêter le temps
J'aime la beauté dont il te pare

Les filles de papier glacé
A peine au sortir de l'enfance
Viennent tout juste éveiller
Le plus sensible de mes sens

Elles ont pourtant la fraude habile
Dans leur refus d'être des mômes
Et trompent les yeux les plus subtils
De leur sensualité fantôme

Mais être une femme suppose
Bien d'autres arguments
Que ceux que ces filles exposent
Inexorablement

Si ton corps galbe cette jupe
C'est mon regard que tu ravis
Mon âme que tu préoccupes
Et mon corps qui crie merci

Ne cherche pas à vouloir
Arrêter le temps
J'aime la beauté dont il te pare
Et dont je suis l'amant
Ne cherche pas à vouloir
Arrêter le temps
J'aime la beauté dont il te pare

Si ton corps galbe cette jupe
C'est mon regard que tu ravis
Mon âme que tu préoccupes
Et mon corps qui crie merci

Ne cherche pas à vouloir
Arrêter le temps
J'aime la beauté dont il te pare
Et dont je suis l'amant
Ne cherche pas à vouloir
Arrêter le temps
J'aime la beauté dont il te pare

 

Yves Jamait http://www.jamait.fr/

18.07.2009

Pantin schizoprénique

pantin_desarticule.jpgUn à un, je coupe les liens de la communication...

Je ne parle plus qu'à l'intérieur

Harry Steed (extrait des "colères frénétiques au quotidien"

01.07.2009

Le bonheur...



"Le bonheur, c'est changer d'ennui" Colette