02.11.2009

Démangeaisons internes (1er jet)

 

 

Elles sont parfois invisibles

Pour des yeux qui se ferment

Et ne vois qu’à travers leur propre vision.

Elles sont parfois inodores

Pour des narines qui se parfument

A l’égo de leurs certitudes.

 

Pourtant, elles sont au boulot,

Trafiquant les neurones de la raison

Pour les aiguiller sournoisement

Vers des voies paranoïaques.

 

Elles sont parfois inaudibles

Pour des pavillons imperméables

Aux tumultes intérieurs.

Elles sans souvent sans saveur

Pour des langues acerbes

Aseptisées de “miélitude”. (1)

 

Pourtant, elles sont au turbin

Perturbant le trafic des pensées qui,

Perdues dans un brouillard maléfique,

S’orientent sur des voix paranoïaques.

 

Elles sont parfois sans retour

Pour des mains gantées

Dans la rigidité d’une posture…

 

(1)   Me plaît pas cette ligne !...

 

Harry Steed (01/11/09, extrait de “Colères frénétiques au quotidien”)