17.09.2008
Hybernation épistolaire
(Ticket sans retour) (ébauche)
Liaisons fatiguées,
Les mots ne s’accrochent plus
Tender à sec !
Les wagons de la raison
L’emportent sur ceux de l’imagination.
Le siècle est froid
Et l’on désaffecte les voies secondaires
Sous prétexte qu’elles ne sont pas rentables…
Des gens montent dans mon train
Sans même me saluer,
Et j’ai moi-même le Panama en berne !
Il n’y a plus que des rapides
Des relations à toute vitesse
Qui laissent peu de place à l’image.
Tu commences à pisser au point zéro
Et quand tombe la dernière goutte
Tu as déjà parcouru plus de cinq bornes !!
Imagine si ton envie est plus importante
Et si le trajet est assez court…
Retiens-toi…
Il n’y a plus que des places réservées et numérotées
Comme des privilèges sur le néant
Et l’on s’installe à la sienne
Comme dans un monde inaccessible,
Juste centré sur son nombril.
Les mots se dispersent sous les rails
Ecrasés par l’osmose inerte d’une morale sans cœur.
Qui a interdit de fumer dans les compartiments
Du train train des habitudes ?
Des railleries fusent des premières classes,
Je perds ma place
Et m’exaspère
Dans des interprétations sans logique…
Le wagon des fantasmes se vide,
Reste au rang du passif,
Décrue dictée par la banalité.
Ces cas t’énervent
Quand ils flanchent
Par manque d’entretien.
Harry Steed (Août-Sept.08 extraits de « carnets de torts et de raison »)
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31.07.2008
Les escargots
Une question me taraude l’esprit
Depuis quelques jours :
Quand je le boute hors de mon jardin,
Et qu’il atterrit sur le bitume,
L’escargot ressent-il une douleur ?
Et de quel ordre est cette douleur ?
Harry Steed (31/07/08 extraits de « carnets de torts et de raison »)
21:44 Publié dans Carnet de torts et de raison | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
27.05.2008
Nuits Blanches
Nuits Blanches
Quand je ferme les yeux,
Le vide répand son venin insomniaque
Et transcende les tendances paranoïaques.
Alors, on s’accroche à ce que l’on peut
Harry Steed (26/05/08 extraits de « carnets de torts et de raison »)
23:09 Publié dans Carnet de torts et de raison | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
15.02.2008
Les dérives de la pensée
Les dérives de la pensée.
Il a fallu, souvent,
Faire preuve de souplesse,
D’élasticité neuronale
Pour s’actualiser
Et répondre différemment
Aux changements de rythmes.
Il a fallu, souvent,
S’imposer des détours
Pour comprendre les évolutions,
Et prendre d’autres chemins
Pour atteindre les mêmes objectifs.
Il a fallu, parfois,
Se résigner à céder
Des parcelles de terrains,
Pour avoir accès
A de nouvelles sensations,
Et rester au contact.
Arrive ce moment
D’incapacité à aller plus avant.
Harry Steed (Nov. 07 extrait de “carnets de torts et de raison”)
19:00 Publié dans Carnet de torts et de raison | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
08.02.2008
Lecteurs
Même si ils ne disent rien,
Je sais qu’ils lisent,
Parfois un sourire au sourcil.
Même si je me tais,
Ils savent que je les lis
Un sourcil en apesanteur,
Face à l’apparente légèreté,
L’autre perplexe
Devant la profondeur cachée.
Nous sommes des lecteurs
Marchant au pas de leurs désirs.
Harry Steed (Déc. 07-extrait de “carnets de torts et de raison”)
08:22 Publié dans Carnet de torts et de raison | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
02.02.2008
Oniriques paillettes
Vous apparaissez, désir persistant,
Dans mes rêves, toujours présent,
Au-delà de toute logique,
A l’abri des fantasmes lubriques.
Comme un joyau incroyable
Que l’on ne portera jamais.
Par manque de moyen,
A moins que ce ne soit, inconsciemment,
L’envie de jouir le plus longtemps possible
De cette perspective du peut-être…
Buriner à petits coups
Les éclats de vos facettes
Qui se répandent en mille plaisirs
Comme autant de paillettes,
Jetées étincelantes
A la face des habitudes.
Harry Steed (Déc. 07-extrait de “carnets de torts et de raison”)
21:11 Publié dans Carnet de torts et de raison | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
19.01.2008
Parenthèses
Il est des moments délicieux,
Des parenthèses savoureuses
Qu’il ne faut point dédaigner,
Des desserts à prendre à toute heure,
Sans tenir compte des protocoles.
Il faut vivre dès que possible,
Ne rien laisser passer,
Ne pas se préparer de regrets...
Harry Steed (18/07/93-extrait de “carnets de torts et de raison”)
21:05 Publié dans Carnet de torts et de raison | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
15.01.2008
...ET ceux-là
…Et ceux-là.
Accrochés à ma mémoire
Dans d’étranges sarabandes,
Ils s’agglutinaient, inquiets,
Sur le radeau de mes souvenirs.
Certains estampillés : « authentiques»,
D’autres plus incertains,
Surgis de quelque fosse obscure,
Dans les nébuleuses d’un passé chaotique.
Ils finissaient tous par trouver place
Dans un chapitre de l’histoire.
Quelques uns, à la vie éphémère,
Suite à une nouvelle lecture,
Devaient bien vite laisser place,
Pour de plus appropriés,
Juste dans l’instant de la pensée.
Certains, obsessionnels,
S’en revenaient à rythme régulier,
Comme des horloges psychotiques
Accrochées au balancier de la vie.
Ils s’inscrivaient sans cesse
Pour un livre sans nom et sans adresse…
Harry Steed (Janvier 08- extrait de “carnets de torts et de raison”)
08:17 Publié dans Carnet de torts et de raison | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
22.12.2007
Immortelle inconnue
Immortelle inconnue.
J’aimerais écrire le joyau
Qui te consacrerait inconnue immortelle.
Ornée de diamants sans bavure,
A l’abri de toutes fioritures.
Tu traverserais ces quelques lignes
Virgules et points s’écarteraient
Pour te livrer un passage sans accroc,
Tracé dans la sérénité du propos.
Tu te coifferais d’un circonflexe,
Le temps d’une pose perplexe,
Avant de butiner sur des points de suspension.
J’aimerais écrire le joyau
Qui te consacrerait immortelle inconnue.
Parée d’une rivière sans prix
Tu m’épanouirais dans un de ces sourires
Ponctué d’une boutade entre guillemets
Pour un jugement surligné…
Décolleté en point d’interrogation,
Emotions en forme d’exclamation,
Il flotterait dans l’air cette image
De la perfection d’une femme imparfaite.
Nous ne nous verrons plus.
Et nous ne saurons pas pourquoi…
Harry Steed (Nov. 07 extrait de “carnets de torts et de raison”)
21:51 Publié dans Carnet de torts et de raison | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
12.12.2007
Feuille d'automne
Qui pourra dire
Pourquoi nous écrivons certaines choses ?
Qui pourra dire
Pourquoi j’écris certaines proses
En lettres de métamorphoses ?
Peut-être qu’il ne reste que les mots
Comme notion de plaisir.
Les pensées n’ont, parfois, qu’une vie éphémère,
C’est pourquoi il faut les écrire
Comme des preuves étonnantes.
Je ne maîtrise plus mes doutes,
Mes convictions s’effritent avec le temps !
Je crois que je m’efforce de ne plus croire à rien,
Dans des bunkers à l’abri des erreurs.
Harry Steed (Oct. 07 extrait de “carnets de torts et de raison”)
00:23 Publié dans Carnet de torts et de raison | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note

