19.01.2007
Hémisphère droit
Elle chemine, parfois les pieds décollés du sol
Sur son itinéraire anachronique.
Chaque émotion est absorbée
Pour ressurgir sous des mots d’apparence chaotique
Mais, reliés d’une telle façon
Qu’ils finissent par répandre l’apaisement.
Des solutions qui s’imaginent
Et des espoirs qui se dessinent.
Elle donne, peut-être sans le savoir,
Des halos de lumière réconfortante.
Il reste donc encore des espèces de la race humaine
Qui drainent des sourires sans complaisance,
Juste de vrais sourires.
Il n’y a rien de calculé, rien de programmé.
Le temps se partage si c’est possible,
Sans délais impartis,
Dans le temps des connections qui se font,
Dans le tressaillement du fil qui la relie à l’autre,
Pour des trêves de sérénité momentanée.
Harry Steed (01/01/07-extrait de “certaines correspondances”)
09:58 Publié dans certaines correspondances | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
30.05.2006
Lettre à un tyran sympathique
Bonsoir mon “colonel”.
Je m'étais promis
De ne plus être promu
Depuis mon grade de caporal-chef
Acquis à ne rien faire,
Dans un rituel sans raison!
Dans le service où “j'opérais”,
Au bout de tant de mois,
Tu devenais capo, puis capo-chef,
Et enfin sergent,
Pour te remercier des soins apportés
A tes camarades enrhumés ou mutilés!
J’ai du faire ce qu’il fallait
Pour ne pas atteindre la suprême barrette...
Pourtant j'étais plutôt docile,
Mes révoltes annihilées
Par un amour en vrille...
Je me souviens à cette époque,
Que nous allions mon pote et moi
Fumer le soir de gros pétards
Dans les toilettes des gradés!
Quelle bravade!...
Bon, mais , mon colonel,
Je ne vais pas vous raconter ces histoires là...
Il m’est déjà arrivé ce genre de situation,
Sans doute liée à mon côté exibitionniste...
C’est comme ça, parfois,
Et j’en accepte les conséquences,
Mais je n’aime pas les titres,
Ils font peur à ma liberté.
Le sens moral, inhérent à ma propre histoire
Ne me quittera jamais tout à fait,
Et me pousse à me sentir “responsable”
Quand j’accepte un de ceux-ci.
Et puis, le pouvoir, même s’il est fictif,
Peut faire oublier certains principes,
J’ai la preuve vivante d’ex-collègues,
Forts en gueule et contestataires à souhait
Qui les ont totalement reniés
Pour devenir plus méprisables, pour cette raison,
Que les directeurs qu’ils tançaient,
Par manque d’envergure et de charisme probablement.
Il leur faut bien compenser par l’autorité,
Ce qu’ils ne peuvent obtenir par la discussion,
Pour asseoir une fonction.
J’ai refuser ce genre de promotion,
Je ne pouvais prendre le risque de me renier...
Ici, probable que c’est différent...
Comment ça mon colonel,
Vous dites que je parle pour ne rien dire,
Vous avez raison, j’en suis conscient,
Mais ça me fait du bien...
Et je vous remercis cette fois encore,
Ainsi que ceux qui ont abondé dans votre sens,
Qu’ils soient eux-même déjà promus,
Où bien simples soldats préposés au courrier...
Harry Steed (3.06.05-extrait de “certaines correspondances”)
19:21 Publié dans certaines correspondances | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
Cornet surprise
J’ai pris mon cahier,
Je ne sais pas pourquoi...
J’avais envie de vous écrire, mais...
Je n’ai rien à dire,
Ou, plutôt,
Je ne sais comment dire
Ce que je pourrais dire,
Sans doute trop confus,
Les images ne sont pas nettes!
La plupart du temps,
C’est facile,
Les scènes se mettent en place,
Avec une logique parfois absurde,
Mais une logique tout de même.
Peut-être me manque-t-il de vos nouvelles,
Même si je suis préparé,
Ces moments là sont inévitables,
Et ne changent rien.
Le temps apprend la patience,
Ne pas exiger de retour,
Laisser les gens disposer de leur temps,
Je leur dois bien ça,
Ils me donnent, m’inspirent, si souvent.
Si je n’avais rencontré ces spécimens,
Mes cahiers resteraient vierges.
Avec vous, les choses ont plus de saveur,
C’est un peu comme un sucré-salé,
Le sel de l’esprit,
Et le sucre de la friandise...
C’est émoustillant!
Du coup, quand vous n'êtes plus là,
Les plats ordinaires,
Dont on se contentait d’habitude,
Perdent de leur intérêt.
Les sourires, à de rares exceptions,
Deviennent rituels,
Il y a bien quelques ébauches de dialogues,
Mais aucun n’a cette magie.
C’est à la fois étrange et logique
Que cette rencontre inattendue.
Quand on vient sans idée préconçue,
Il y a place pour les surprises...
Avez vous connu ça,
Ces cornets géants que l’on appelait surprise,
Que l’on achetait chez le marchand de bonbons
Et qui contenait quelques friandises et objets.
Ceci dit, à l'époque,
Je n’en étais pas forcèment client,
Je préférais acheter les bonbons
Que je choisissais moi-même
Et payer pour mon plaisir
Une marchandise sans incertidude...
Maintenant, je laisse plus de place au hasard,
Sachant bien que celui n’existe pas vraiment...
Harry Steed (200?-extrait de “certaines correspondances”)
19:15 Publié dans certaines correspondances | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
08.05.2005
En compagnie de...
En compagnie de Neil Young
Et de son harmonica qui traîne,
Comme une mélancolie douloureuse.
Parfois je pense à vous,
Comme à une de ces muses instables
Qui traversent les vies.
Vous aviez ce pouvoir
De faire couler les mots...
Maintenant, il faut digérer le silence,
Pour trouver où ils se cachent,
Et, surtout, réussir à les assembler
Pour qu'ils aient une chance
De restituer l'état de la pensée!
C'est une recherche fastidieuse
Qui, souvent, se termine par jet de l'éponge
Et des feuilles déchirées...
A quoi bon essayer de décrire
De vagues pensées contradictoires?
...J'entends les pas de passés
Qui s'éloignent de plus en plus,
Comme s'ils voulaient ne plus faire partie de l'histoire!
Mais, quoiqu'il arrive,
Il restera le martèlement incessant
De ceux qui piétinent
A l'idée de franchir la porte de "sortie définitive".
Il y aura toujours des images
Qui survivront aux suicides collectifs de ces souvenirs.
Harry Steed (Mars 2005-extrait de "certaines correspondances")
20:55 Publié dans certaines correspondances | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.05.2005
Salon de thé
...Mais d'un coup, je me suis souvenu, quand,
Au début des années quatre vingt,
Pendant mes études d'éduc,
Avec un ami rencontré à cette occasion,
Quelqu'un qui écrit de bien belles choses,
A peu près aussi évaporé que moi,
Nous allions régulièrement dans un salon de thé de Limoges,
Nous goinfrer de vraie crème chantilly,
Entourées de mémés à la retraite,
Qui venaient prendre leur thé
Et se baffrer de petits gâteaux,
En papotant à mi-voix.
Nous faisions impression dans la salle,
Avec nos cheveux longs et ébouriffés,
(oui j'en avais à l'époque),
Mon écharpe en bandoulière,
Et le rire tonitruant de Louis.
Nous nous goinfrions certes,
Mais avec classe,
Le petit doigt en l'air...
L'autre petit doigt?
Je ne sais plus...
Il faudrait demander à ces dames...
Enfin à celles qui ont survécu!...
Harry Steed (Janvier 2005-extrait de “Certaines correspondances”)
10:45 Publié dans certaines correspondances | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
30.04.2005
Mépris
J'ai un certain mépris
Pour ces gens qui déboulent
Et clament que les discussions sont sans intérêt,
Et qui, lorsque vous faites l'effort
D'entrer en relation avec eux,
Pour savoir de quoi il retourne,
Et que vous reprenez au bond
Le thème de leur récriminations,
N'ont plus rien à répondre,
Si ce n'est à répéter que:
"La discussion est inintéressante"
Sans être capable de lancer un sujet quelqu'il soit,
Qunad ils ne versent pas dans l'agressivité,
Acculés qu'ils sont à leur propre misère.
Ces gens là sont en fait des frustrés de la communication.
Parfois, j'en convient,
Il n'y a pas de sujet intéressant en soi.
Ce qui peut l'être,
C'est la façon dont on parle de ce rien,
Encore faut-il avoir une réelle envie d'entrer dans un cercle.
Parfois, ça tourne autour d'un string,
Parce qu'il faut bien qu'il y ait un sujet de base!
Alors, fatigués, on fait au plus simple,
Mais c'est ce qui en découle (du string?!!!)
Qui peut avoir un intérêt,
Et nous emmener au delà
De ce sous-vêtement banal.
Bien sûr, il y aura toujours
Ceux qui ne font que tourner autour du string.
Remarquez, je les comprends un peu,
Je n'ai moi même aucun penchant pour la ficelle,
Je ne trouve pas celà excitant, plutôt dégradant même...
Une apparté, si vous permettez,
J'ai toujours préférée découvrir lentement
Le corps de mes partenaires,
Alors quand d'emblée on m'expose ses fesses...
Bref, qui est un peu le mot qui convient à un string,
Par rapport à une culotte (par contre je n'ai rien contre les culottes)
Décidément, j'ai du mal à en sortir ce soir!!
Donc, ce qui est important,
C'est peut-être simplement de bavarder
Avec ceux avec qui l'on se trouve en phase.
Comme on dit:
"Qu'importe la gonzesse,
Du moment qu'on ait la jouissance"!!!!
Oups, elle m'a échappé celle là,
J'ai du fréquenter de drôles de gens récemment,
Des mécréants.
Ceci dit, il y a des mécréants sympathiques.
On sait bien que l'on n'ira pas très loin avec eux,
Mais quand on se contente de leurs bons côtés,
On peut faire quelques itinéraires en leur compagnie.
Quant à l'adage... à vérifier...
Quant à nous,
Nous savons bien,
Qu'au delà du string (tiens le revoilà),
Nous avons d'autres conversations,
Qui n'ont peut-être pas la prétention de changer le monde,
Mais ont au moins le mérite de "bouleverser" un peu le notre,
Par leur chaleur (raaaaa, non je ne parlais pas du rut animal),
La chaleur humaine qu'elles dégagent.
Dans le temps où je vous écris,
Une idée me traverse (allez savoir pourquoi),
Dont je vous fait part immédiatement,
Dussiez vous me trouver prétentieux.
Parfois, et ce soir encore,
Je vois passer des poètes adulés par ces dames,
Et dont la poèsie, à ce que j'en vois,
Se résume à des phrases-odes à la beauté féminine.
Et j'avoue que, excusez m'en,
Parfois cela m'énerve,
Ou plutôt que cela me procure une certaine souffrance,
Difficile à expliquer,
Et qu'il me faut résister
Pour ne pas déverser des tonnes de mots...
"Au bord de vos lèvres,
Se dessinent des rêves fous..."
"Au bord de vos lèvres
J'apaise mes souffrances..."
"Dans la profondeur infini de vos yeux,
Je plonge à perdre la raison..."
et pourquoi pas:
"Les baisers volupteux de vos lèvres purpurines
Sont des antiseptiques à mes blessures passées,
Vos caresses les plus coquines
Des analgésiques à mon coeur blessé"...
On peut en faire des tonnes je vous dis.
Je sais que cela est idiot
Et relève sans doute de la jalousie...
Mais je vous la livre (ma pensée)
De la façon dont elle m'a traversé en vous écrivant.
Parce que j'écris est bien loin
Des phrases que les femmes ont peut -être envie de lire.
Harry Steed (10/01.05-extrait de “Certaines correspondances”)
20:25 Publié dans certaines correspondances | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
J'écris...
J'écris,
De cette écriture parfois obscure,
Sans mesure ni demie mesure.
J'écris de ces écrits
Sans intérêt pour la postérité,
Rien que pour les yeux de l'amitié.
Je me souviens qu'il y a pas mal d'années,
Dans l'adolescence de la trentaine,
Il faut dire que j'avais repris des études
Qui ont déclenché des reflexes juvéniles,
J'écrivais :
"Les relations se nouent et se dénouent
Comme les lacets de mes godasses"
Certainement qu'aujourd'hui
J'écrirai la chose de façon différente,
J'ai délaissé les phrases-images
Qui, pourtant, me ravissent parfois
Et que j'utilise encore à certains moments,
Mais dans un mélange plus... tarabiscoté!
La pensée pourtant n'a guère changé,
Chaque rencontre, ou presque chacune d'entre elles
Et liée a une rupture.
Je ne parle pas des rencontres ordinaires,
Liées à la vie quotidienne,
Les rencontres de circonstances,
Les amours qui perdurent par habitude,
Ou les mêmes amis que l'on rencontre toute sa vie,
Sans plus trop savoir pourquoi...
Je parle de rencontres plus fortes
Fondées sur on ne sait quel équilibre,
Inconsciamment élaboré
Sur quelques fibres sensorielles.
Parfois il suffit d'un souffle inconnu
Pour rompre l'équilibre;
D'autres fibres venues d'ailleurs
Qui viennent interférer,
Et l'être unique
Se fait damer le pion par un autre être unique!
Sans doute qu'il existe des exceptions,
Et cette idée même
Est sans doute ce qui donne du piquant à la vie
Et permet d'avancer avec le sourire.
Je vais vous faire cet aveu,
Les gens sont un peu des modèles,
Sauf que moi je ne peins que des mots
Qui ne sont pas la copie de ce que je vois,
Mais le résultat de ce qu'ils m'inspirent.
Sans doute que je suis exigeant,
Mais je ne trouve pas plètore de modèles excitants.
Remarquez, vu que je ne paie pas,
Je suis obligé de taper dans le tas
Et de faire ma sélection moi-même.
En fait, en écrivant cela,
Je m'explique les quelque fois,
Parfois de longues durées,
Où j'ai été victime de tarissement littéraire,
Des époques où je vivais dans la norme la plus monotone,
A cotoyer des gens certes adorables, mais lisses,
Sans ce brin de folie qui donne la saveur,
Des gens à l'humour TF1,
Incomprenable, que dis-je,
Insupportable pour moi!
Je m'en tirais avec des sourires niais et compatissants,
Et me défilait au moindre prétexte.
Quand je suis arrivé en Creuse,
Mes coéquipiers de foot
M'ont surnommé "télé", en fait "thélait"
(à moins qu'ils n'aient pensé " t'es laid"!)
Parce que je buvais du thé au lait après les match
Pendant qu'ils sifflaient une kro!...
Mais revenons à ce que je disais,
Si c'est possible,
C'est fou comme on s'écarte du sujet,
Comme on tourne autour du pot...!
Vous êtes un "modèle" très agréable,
Très motivant,
Qui bouge des émotions sympathiques...
Je suis comme ces vrais jus d'oranges,
Qui ont plus de saveur,
Pour peu qu'on les secoue un peu...
Harry Steed (Déc.2004-extrait de “Certaines correspondances”)
20:20 Publié dans certaines correspondances | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Les mots griffonés
Je sors mon petit cahier de brouillon
Et je trouve ces mots griffonés
Il flotte comme un parfum d'ennui,
De ces parfums de soirées banales
Où chacun s'efforce de tenir son rang,
Avec les mêmes plaisanteries sans cesse rabachées,
Où les affirmations peu convaincantes
Pour se donner l'air d'être dans le coup.
Un air d'ennui
Que chacun s'efforce d'ignorer
Pour se donner une raison d'être...
Harry observe ces mouvements immobiles
Et sans autre intérêt
Que la curiosité sociologique...
Pourtant, dans un coin sombre et reculé
Son attention est attiré
Par une forme floue et vaporeuse
Qui semble parler avec des ombres...
Vous voyez,ce genre de choses
En général je le déchire,
Parcequ'arrive ce moment
Où la plume reste en suspend,
Et les mots ne s'écoulent plus...
Il y a cette idée qui n'arrive pas à prendre forme...
Harry Steed (10/01.05-extrait de “Certaines correspondances”)
20:20 Publié dans certaines correspondances | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Scénario
Je me souviens...
Il était écrit que j'avais un rôle,
Pas très bien défini d'ailleurs.
J'apparaissais quand je pouvais,
Au gré de ma disponibilité,
Sans texte précis.
Oh, parfois j'avais une vague trame,
Des idées qui m'étais passées par la tête
Et que j'avais envie de faire partager
A cette inconnue croisée un soir
Dans la devanture d'une pâtisserie...
D'autes fois je laisse faire l'imagination en direct,
Quitte à être médiocre,
Chacun dans la vie a le rôle qu'il mérite.
Parfois, certaines remarques
Pourraient me laisser penser
Que je ne suis pas un homme ordinaire!
Sans doute mon égo qui s'emballe!
Je n'ai rien d'extraordinaire,
Rien qu'un homme qui se débat,
Qui essaie de sauter sur place dans la foule anonyme,
Afin d'être reconnu, voir apprécié.
Mais je ne me fais aucune illusion,
Je suis plein de ces défauts
Inérents à la moyenne masculine,
Malgré les démarches entreprises
Pour atténuer l'ampleur de ceux-ci.
L'âge apporte une certaine sagesse,
Mais, inconsciemment,
N'entraîne-t-il pas ce besoin renouvellé
De vérifier, si cela a déjà été fait,
Si un certain charme est toujours opérant?
Parfois je sais qu'il y a de cela,
Mais je me persuade aussi
Que la relation va aussi au-delà,
Dans des méandres moins intéressées
Qui n'ont pas encore été visitées
Par la civilisation des arrières-pensées,
Basées sur le "hasard" des rencontres.
J'avance en délaissant les questions périfériques,
Que je règle au plus vite
Quand je ne peux y échapper,
Pour me consacrer au loisir de la vie...
Par contre, j'aime les questions inutiles
Sur lesquelles on peut discuter des heures,
En sachant que les réponses définitives
Seront remises en cause dès le lendemain...
Le monde est une grande scène de théâtre,
Certains ont besoin d'un texte à la virgule près,
D'autres se contentent de répliquer avec le coeur
Et l'état d'esprit du moment.
Merci à vous de traverser mon quotidien.
Harry Steed (26/12/04 -extrait de “certaines correspondances")
20:15 Publié dans certaines correspondances | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

