08.04.2007
Le fumeur sans lumière…
Au fur et à mesure,
Habitudes aidant,
Il pensait sur des chemins vacillants,
Là où les idéologies se rencontrent,
Sans jamais aboutir,
Pour des conversations sublimées.
Des étages aux accès interdits
Pour des consommateurs ordinaires,
Là où se développent des idées
A mille lieues de toute logique,
Les pieds décollés de la fange.
Il pensait en pointillé
Pour des suppositions à géométrie variable,
Selon des facteurs improbables
Aux frontières malléables.
Dans ces instants privilégiés
Il était même capable
D’ouvrir des dialogues solitaires
Pour des débats contradictoires
Qui finissaient invariablement
Dans des impasses insondables.
Lumières éteintes
Sous la contrainte
D’étreintes sans complainte
D’un compartiment d’emprunt
Parallèle à une ligne définie.
Compartiment fumeur
Pour substance adéquate.
Harry Steed (07/04/07-extrait de “Hallucinations”)
09:12 Publié dans Hallucinations | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
26.05.2006
Perversion onirique
Dans mes cauchemars aux yeux ouverts
Il apparraît de biens curieux personnages
Dénués de tout sentiment d’amour
J’aimerais pouvoir profiter sans détour
Comme ces monstres formatés dans des moules similaires
Caressant sans scrupules
Portés par le sexe ou le cerveau
J’aimerais poser un doigt
Chez ce genre de mutant
Là où le désir se fait humide
L’argument devenant pouvoir
Sans aller au-delà
J’aimerais des rêves moins dangereux
Juste pour sentir le plaisir
Mais ils s’imposent sans vergogne
Parlant du bout des doigts
Comme des suceurs de sérénité
Dans un dialogue qui se veut agréable
Erigé en statut de vérité
Je m’abandonne certains soirs
Aux délires de leur atrophie mentale
Et parfois se dessinent sans raison
Se conjuguent des bras démultipliés
Des envies de savoir
Qui vous agrippent de leurs griffes
Y-a-t’il une réponse à la question
Sur le bord de vos idées
Mais peut-être que le hasard
Dans l’intention de les étouffer
Est une meilleure solution
J’ai la sueur qui perle au bord des tempes
C’est toujours l’ énigme
A l’idée d’une possible capitulation
De l’alchimie des rencontres
Y-a-t’il un axe directeur
Qui gère nos pulsions.
Harry Steed (Mai 2006-extrait de “Hallucinations”)
10:28 Publié dans Hallucinations | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

