06.02.2007
La ver... (Caricature du jet)
Gamin, il en soupçonnait à peine l’existence,
Elle était insignifiante
Et tellement inopérante
Dans ce monde d’adultes dominants.
Parfois, inconsciente, elle lui échappait !
Libérée de tout tabou,
Elle se laisser aller par flots
Sous le regard désapprobateur de bien-pensants.
Dans les années d’adolescence,
Emancipée des principes archaïques,
Elle était désordonnée et conquérante,
S’adressant à des jeunes filles libérées.
Mai soixante huit était passé par là,
Et elle s’en donnait à cœur joie,
S’éparpillant à tout va,
Sans tenir compte des dangers.
Puis vinrent les années de misère,
Elle ne s’exprimait plus qu’en solo
Sans enthousiasme et sans talent
Pour un public souvent absent.
Cloisonnée par le quotidien,
Oratrice maladroite,
Elle se cherchait quelque complice
Dans des soirées pas très licites.
A force de recherche effrénée
Elle a trouvé le rythme efficace
Et se réserve le plus souvent
Pour une élite digne de la recevoir.
Elle sait être douce et caressante,
Accélérer le rythme quand il le faut,
Puis redevenir calme et patiente
Avant de conclure sous les bravos.
Peut-être qu’un jour, fatiguée
Elle perdra de cette superbe
Qui lui permet sans forfanterie
De dialoguer avec talent.
Peut-être qu’un jour moins vaillante
Elle baissera pavillon
Face à de jeunes et fougueux adversaires
Moins expérimentés mais plus exubérants.
En attendant, elle profite,
Se fait rigide quand il le faut
Souple quand la situation l’exige
La verve n’a pas fini de s’exprimer.
Harry Steed (Sept-Nov. 2006-extrait de “textes divers en toutes saisons”)
17:54 Publié dans textes divers en toute saison | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
26.10.2006
“Noble combat”
Noble combat…
Soldat tu vas au front
Sur ordre du patron
Et… Marche droit.
Drôle de combat,
Tu n’sais même pas
Pour qui tu meurs
Et qui te leurre.
Avec tes instruments de pacotilles
Et tes idées en vrille
Tu pars au front
Sans en connaître la raison.
Guérilla
En ordre dispersé
Guidé par de vagues idées
Tu marches au pas.
Noble combat,
Tu cries, pleures et gémis
Pendant que d’autres, sans soucis…
Toi tu restes bloqué là.
Harry Steed (2005-extrait de “textes divers en toute saison”)
19:03 Publié dans textes divers en toute saison | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
17.08.2006
Au marché...
Mon dieu! Madame qu’ils sont beaux
Fermes et gonflés à souhait,
Ronds d’orgeuil et de luxure.
Permettez que je les soupèse,
Que je les palpe du bout des doigts.
Si je n’avais peur de vous importuner,
Je vous demanderez la permission
De les embrasser, de les goûter,
De mordre délicatement dedans.
Mon dieu! quelle odeur de paradis
A perdre la tête, à faire des bétises,
A s’exciter sans savoir pourquoi!
A genoux, madame, à genoux je vous supplie de
...Me donner l’adresse de votre marchand de melons...
Harry Steed (30.04.90-extrait de “textes divers en toute saison”)
17:42 Publié dans textes divers en toute saison | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
14.08.2006
D’or et de liberté.
D’or et de liberté
Peau satinée
Parole enigmatique
Allure emphatique
Douceur cachée
Masque de craie
Egarements hérétiques
Anarchiste anachronique.
D’or et de liberté
Pupilles flamboyantes
Cachent leur vérité
Lunettes noires
Protection rapprochée
Frontières délimitées
Aux confins des appétences
Anarchiste anachronique.
D’or et de liberté
Silences de rigueur
Frôlement inconscient
Battements de cils
Palpitations contenues
Envies inavouées
Fuite évidente
Anarchiste anachronique.
D’or et de liberté
Fourreau de soie
Galbe d’autrefois
Charme désuet
Sourire singulier
Rires complices
Etreinte maladroite
Anarchiste anachronique.
Harry Steed (12.08.06-extrait de “textes divers en toute saison”)
10:38 Publié dans textes divers en toute saison | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
30.06.2006
Sans gros mot... ni trémolos (à b.s.,...freinez, freinez...)[version courte]
Elle exibe de drôles de tenues,
A mi-chemin entre conventionnel et irrationnel,
Qui passeraient pour incongrues
Portées par d’autres qu’elle!
Mary Poppins sans parapluie,
Elle porte chapeaux psychédéliques
Et traverse vos ennuis
Y dessinant des visions utopiques.
Bien qu’elle pense le contraire
Dans ses bilans déficitaires,
Elle est cerise sur le gâteau,
Marquise dans ses manteaux.
Une cape de plastique
Et la voilà chaperon blanc
Pour des loups extatiques,
Affamés, bavant sur leur absence de dents.
Elle a la fraîcheur de ces bouquets
Tout juste ramassés,
Qui ont encore l’odeur des champs
Qu’ils diffusent dans un parfum envoûtant.
Bien qu’elle pense le contraire
Dans ses bilans déficitaires,
Elle est bêtise de Cambrai
Acidulant les vieilles années.
Ses frémissements de narine colèriques
Peuvent terrasser les plus audacieux.
Ses plissements de nez ironiques
Tomber les barrières des plus frileux.
Les mimiques de ses yeux malicieux
Peuvent être sourire angélique,
Ses froncements de sourcils teigneux
Eclairs destructeurs pour les plus maléfiques.
Bien qu’elle pense le contraire
Dans ses bilans déficitaires,
Elle peut être souffle léger de brise
Qui vous caresse comme une bise.
Elle a ces étonnements candides
Et ce penchant à s’exposer
Face à des rapaces fétides
Qui rêvent de la dévorer.
Quand on la voit s’avancer à découvert
On aimerait la détourner
Pour d’autres itinéraires,
A l’abri d’inutiles dangers.
Bien qu’elle pense le contraire
Dans ses bilans déficitaires,
Elle est balise sans argot
Pour des errances de cabot.
Harry Steed (Nov.2005/Mai2006)
22:32 Publié dans textes divers en toute saison | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
03.06.2006
About that mood...
I feel I have to say something. So I will. Because I think it will make things easier for me, for whoever stops by here.
I've said this in private, and now I will say it here. Nothing that I write here relates to anyone that reads me. It is not about you, or you, or him, or her. Unless I notify you in private, you will not read about you here. Never. I do not fuck with other people's feelings or trust.
I would love to say the things I write to the persons my words are intended to, and sometimes I do. This is only an extension of feelings and thoughts. Not a place to settle scores or give false hopes or whatever might be percieved.
My email address is right here in my profile. If you want to talk to me, please do so, I'll be happy to hear from you. I'm not hiding. There is no screen. No games.
I just wanted to make this clear. I hope no one takes it the wrong way. I don't want to hurt anyone, that's not what I'm about. So if I have, I apologize. But I'm glad I said it.
.
Posted by swan_pr
J'ai bien aimé ce qui était écrit dans cette explication de texte de swan et je le dépose donc là avec sa permission
Harry Steed
13:01 Publié dans textes divers en toute saison | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
13.05.2006
Là où le corps y dort... (intégral)
Il y a un mec dans le corridor,
Un drôle de mec qui pue la mort.
Chapeau mexicain, pistolero
Il joue le rôle du sombre héros.
Dans les tombes les rires s’agitent,
Des odeurs surprenantes les irritent
Comme du sang venimeux
Qui parcoure leurs chemins creux.
Il y a un mec dans le corridor,
Un drôle de mec à l’allure retors
Qui s’inscrit comme un parasite
Dans un parcours en déficit.
Dans un recoin du bungalow
Des pleurs brandis comme des drapeaux
Claquent en sanglots anxieux,
Espèrant des lendemains radieux.
Il y a un mec dans le corridor
Mi-matador, mi-matamore,
Ce drôle d’aventureux
Suit des désirs bien dangereux.
Dans les tombes les rires s’excitent
Des odeurs affolantes les invitent
Comme pour de drôles de numéros
Avec d’invisibles guerilleros.
J’allume un brasero,
Affute mes couteaux,
J’aspire à d’autres corps à corps,
A des changements de décors.
Le drôle de mec a un côté ténébreux
Malgré ses cheveux poisseux,
Ses envies presqu’implicites,
Sont comme des invit’ au coït.
Un mec implacable sous ce sombrero,
Qui ne fera aucun cadeau,
La relation bien qu’illicite
Résulte d’un accord tacite.
Dans ce décor un peu scabreux
J’aiguise mes épieux
Pour pièger ce doryphore,
Mi-tique, mi-croque-mort.
Un mec, un drôle de zigoto
Aux allures de macho un peu facho
Sous un regard vicieux et mystérieux
Qui déclenche des rêves nauséeux.
Dans les tombes des rires de désaccord
Montent comme des remors
Et se tordent, hypocrites,
Dans des rictus arthrite.
Le drôle de mec est en transit
Pour une destination sans accessit
Sera-t-il suffisamment fort?
Obientra-t-il le feu vert du sémaphore?
Il est venu avec cet enjeu,
Ce projet très ambitieux
D’atteindre le château
Et d'échapper au poteau.
L’objectif est prétencieux,
Je monte sous un prétexte fallacieux
Et, du haut du mirador,
Ajuste, pour le plaisir, quelques pandores.
Prenant un air de chattemite,
Comme pour s’acheter une conduite,
Il tente un sourire chaleureux
Qui sonne comme un désaveu.
Les rires résonnent comme des morts
Car c’est là que le corps y dort.
J’inscrit le numéro zéro
Et file sur ma bête au grand galop.
Harry Steed (Nov.05/Mars 06)
19:15 Publié dans textes divers en toute saison | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
08.05.2006
Les oiseaux ne chantent plus
Je sais que les mots me manqueront
Pour écrire ce que je ne peux que penser.
Les oiseaux ne chantent plus
Mais il reste ses éclats de rire
Qui parfois viennent fuser
Dans un coin caché de mon cerveau,
Un de ces coins que l’on ne visite plus,
Avec cette certitude qu’il n’abrite aucun secret,
Et dans lequel on peut se retrouver par hasard
Après une erreur d’aiguillage!
Qui sait si l’aiguilleur inconscient
N’a pas volontairement programmé ce détour
Rien que pour revivre des moments enterrés,
Un peu comme on commémore un événement...
Baji Larabat chante le chanteur,
Et moi je voyage entre douleur et douceur...
Les oiseaux ne chantent plus,
Mais il reste des images malicieuses,
De ces instants, mélange de délire et de tendresse,
Des instants de mirages sans visage.
Je navigue entre oubli et rancoeur
Sans pouvoir opter pour ce dernier sentiment,
Peut-être vieux coq vexé
De n’avoir anticipé l'épilogue.
Au loin des murmures se propagent
Dans une mélopée mélancolique.
A cet instant de grande confusion,
La dérision prend toute signification,
Et la neige, comme une lessiveuse,
Rince mes idées noires.
Mais où l’affaire est pernicieuse,
C’est que le rinçage est provisoire
Et la fonte de saison
Remet à jour la folie des passions.
Harry Steed (Janvier/Avril 2006-extrait de “carnets de torts et de raison”)
08:34 Publié dans textes divers en toute saison | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
02.05.2006
Nous n'apprendrons rien ce soir
Il y a bien longtemps
Que la vie n’est plus qu’un jeu dérisoire
Aux règles aléatoires,
Où les médisances
N’ont pas plus d’importance
Que les indifférences.
Les scénarios aux rôles secondaires
Se succèdent pour des salaires de misère.
Seuls quelques sourires venus du coeur
Ont encore quelques valeurs.
Des poètes de pacotille parcourent les salons
Distribuant des phrases clef en main
Telles des maison phénix transparantes,
Comme autant de banalités affligeantes
Avec souvent comme seul objectif
Au milieu de leur discours
Que d’obtenir l’approbation fugitive
D’un sexe solitaire.
Il y a bien longtemps
Que j’ai abandonné les championnats officiels
Pour des rencontres parallèles...
Nous n’apprendrons rien ce soir,
Les idées sont de circonstance
Et se répètent sans se croiser.
Qu’y a-t-il de plus pathétique?...
Elle a beau se déguiser et se grimer,
Se parfumer d’hypocrisie,
L’arôme naturel de leur banalité
Ne parvient pas à se cacher.
Nous n’apprendrons rien ce soir,
Les poses sont figées,
Comme inscrites pour l'éternité
Dans des allures de désespoir.
Les sourires sont formatés
Dans des croissants industriels,
Sans goût et sans chaleur,
Juste destinés à masquer de profondes détresses.
Harry Steed (Fév./Mars 2006-"carnets de torts et de raison”)
19:25 Publié dans textes divers en toute saison | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
16.04.2006
29.03.90
Je suis dérisoire
Et comique
Là-haut sur mon perchoir
De romantique
(H.S.-29.03.90)
08:10 Publié dans textes divers en toute saison | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

